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Sophie Brouhon

Les billets d'humeur de Sophie Brouhon
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Il y a quelques jours, le consultant immobilier Cushman&Wakefield publiait les résultats de l’étude "European Cities Monitor 2011", laquelle jauge, sous forme de baromètre, l’attractivité des grandes villes européennes auprès des entreprises. 

Les résultats ne sont pas bons, pas bons du tout même, pour notre Ville-Région : Bruxelles glisse ainsi de la 4e à la 6e place au profit d'Amsterdam (6ème en 2010) et de Berlin (7ème en 2010), derrière le trio historique (depuis 1990) de Londres, Paris et Francfort. Le recul est plus saisissant encore si l'on veut avoir à l'esprit que Bruxelles partage cette sixième place avec Barcelone (5ème en 2010) et Madrid (8ème en 2010).


Je termine la lecture de la presse de ce lundi et deux articles ont tout particulièrement retenu mon attention. L'un, signé Christian Laporte dans La Libre Belgique parle de la 2ème Université d'été d'Aula Magna qui s'est tenue samedi à l'école Saint-Louis et où il fut abondamment question des problèmes de logement, d'enseignement et de développement démographique que connaît notre Région. Le second est signé Catherine Makereel et aborde dans les pages Culture du Soir la question suivante "Y a-t-il trop de théâtres à Bruxelles" ? 

J'ai apprécié ces deux articles car, sans concertation aucune, ils mettent au grand jour le mal qui est celui de notre Région, l'absence de véritable identité ou, à tout le moins, le manque de ligne claire dans la conduite des affaires qui conditionnent aussi bien le présent que le futur des habitants et des visiteurs de notre Région.  


Une partie des Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique est fermée pour rénovation pour rouvrir en février 2012 sous la dénomination Musée Fin de Siècle. Ce nouveau musée ne laisse aucune place à l’art moderne. A mes questions, le Ministre Président Charles Picqué a déclaré au parlement que la conservation de la collection permanente d’art moderne ne constitue pas une priorité pour le gouvernement bruxellois.

Chaque ville internationale célèbre a son Musée d’art moderne. Londres a le Tate Modern, New York le Moma, Rome le nouveau musée Macro and Maxxi. Bruxelles dispose d’une magnifique collection d’art moderne ... mais n’a pas de Musée d’Art Moderne. Notre collection se trouve dans des caves et au Taipei Museum of Fine Arts à Taiwan.


Hier, le bureau d’études “Ineum Consult” publiait que Bruxelles est une ville culturelle de taille mondiale, mais que la Région de Bruxelles-Capitale ne parvient pas à mettre à profit ce statut économique en raison du morcellement politique et du manque de vision en matière de city marketing.

Malgré tout son potentiel, Bruxelles profite à peine de sa dynamique culturelle sur le plan économique. Selon un des membres du bureau d’études, Bruxelles se noie sous les situations kafkaïennes : 42 personnes sont politiquement chargées de la culture. Il devient impossible dès lors de développer une stratégie de city marketing culturel pour une métropole d’un million d’habitants.


Imago van Brussel

Posté par: so dans Coups de gueule

Taggé dans: citymarketting

Wij pleiten reeds lang voor een goed doordacht citymarketingplan dat de basis moet vormen van de subsidiering van projecten in Brussel. Aan de ene kant vraagt Brussel meer geld, aan de ander kant speelt ze graag Sinterklaas met miljoenen euro die zogezegd het imago van Brussel moeten dienen. Het enige imago-effect dat we reeds zien is een negatief, nl. dat van een niet doordacht en naar favoritisme ruikende Sinterklaaspolitiek van sommige ministers. 


Le European City Monitor indique que Bruxelles a perdu une place au classement des villes d'investissements, en faveur de Barcelone. Le top trois reste inchangé avec en tête Paris, Londres et Francfort. Expliquer le recul de Bruxelles uniquement par la hausse de Barcelone serait simpliste.  
 
Mon groupe a, par le passé, insisté à plusieurs reprises sur la nécessité d'une politique de marketing réfléchie afin de profiler l'attractivité de Bruxelles. 
 
Il est regrettable que l'actuel ministre des Travaux publics parle de "projets de prestige inutiles" lorsqu'il s'agit du réaménagement de l'espace public. Des projets semblables confèrent en effet une image positive à Bruxelles comme capitale et métropole. En période de récession économique, il est fondamental de se profiler autant que possible en tant que ville d'investissements. 
 
L'accent est mis - également dans l'accord de gouvernement - sur la nécessité de mettre en oeuvre un plan de marketing cohérent et globalisé, qui donnera à Bruxelles une image forte. Toutefois, un point me dérange quelque peu : le précédent gouvernement avait déjà approuvé un Plan international pour Bruxelles dont nous n'entendons pas beaucoup parler.  
 
Par ailleurs, une enquête a été diligentée auprès des Bruxellois pour définir l'identité de Bruxelles. Or, sauf erreur de ma part, les résultats n'en sont pas encore connus et n'ont donc pas encore été communiqués à cette instance.  
 
Il faut agir maintenant avec détermination, puisque Bruxelles ne peut pas se permettre de devenir ou de redevenir une ville moyenne en Europe avec peu d'attraits et peu de perspectives de développement.