Sophie Brouhon (SP.A) : « Renforçons Bruxelles ! » (Olivier Mouton - Le Soir)
Posté par: so
dans Dans la presse
le Aug 14, 2010
C’est une période unique, exceptionnelle. » En vacances dans les Ardennes, Sophie Brouhon ne rate pas un moment des négociations en cours. Cette députée bruxelloise, francophone, a été élue sur une liste SP.A. Un choix qu’elle revendique.
Que vous inspirent les négociations actuelles ?
Ce qui me frappe, c’est que l’on en a une vision très pessimiste et très noire. Alors que l’on parle de thèmes très importants, qu’il est remarquable d’en parler. Des positions s’affrontent, c’est sûr, mais il est possible de trouver des compromis. Ma vision est moins sombre… Je regrette aussi ces raccourcis : « les Flamands », « les francophones » alors qu’il y a des spécificités internes.
Mais il y a cette opposition très vive entre la thèse flamande en faveur des Communautés et celle, francophone, en faveur des Régions…
J’ai rejoint un parti, le SP.A, très régionaliste et très attaché à Bruxelles. Et il y a déjà à l’heure actuelle une dimension « communautaire » ou de congestion à Bruxelles – pour l’enseignement, la culture ou l’argent de Beliris géré par le fédéral. Cela ne remet pas en cause Bruxelles. Bien sûr, on parle ici à une autre échelle…
Avec le risque d’introduire des sous-nationalités au cœur même de la Région. Dangereux, non?
Ce n’est certainement pas une thèse que nous défendons au SP.A. Si l’on transfère les allocations familiales, par exemple, cela doit bien entendu revenir aux Régions. Et à Bruxelles, un enfant sera toujours un enfant.
En réalité, notre thèse régionaliste est plus forte que celle de certains partis flamands ou francophones. Quand nous plaidons en faveur d’une zone de police, d’un CPAS, de transferts de compétences communales à la Région, c’est bien pour que Bruxelles soit plus forte… Pas l’inverse…
Mais votre parti négocie aux côtés de la N-VA et du CD&V…
Nous avons toujours plaidé pour que le transfert de certaines compétences – emploi, allocations familiales… – se fasse aux Régions. Notre position est très claire. De même, nous voulons le maintien d’une sécurité sociale forte.
