Regard d'une francophone du sp.a - la DH
Posté par: so
dans Dans la presse
le Apr 29, 2010
Le SP.A est resté au balcon pendant toute la crise, refusant de pallier le départ de l’Open-VLD du gouvernement fédéral. “Cela fait trois ans qu’on observe l’inaction de ce mauvais gouvernement. Fallait-il précipiter les choses, comme le fit Alexander De Croo ? C’est une autre question”, précise Sophie Brouhon, députée bruxelloise au sein du SP.A. “Dans ces conditions, aller aux élections était la seule issue possible.”
Craint-elle, en tant que francophone, un vote flamand sur la scission cet après-midi ? “Cela me poserait question. Cependant, je reste persuadée que, quoi qu’il se passe ce jeudi, on est très loin de l’implosion du pays. Au sein de mon parti et plus particulièrement de son aile bruxelloise, on évoque surtout les pistes pour refinancer durablement la Région-Capitale, mettre en place une politique volontariste en redynamisant les projets Beliris, de transport, de sécurité, de logement…”
Ne risque-t-elle pas de se retrouver devant un mur d’incompréhension au cours d’une éventuelle campagne électorale ? “J’aurai clairement un travail supplémentaire pour faire comprendre aux gens que la scission de BHV n’a rien à voir avec les problèmes que connaît Bruxelles.”
Si ce vote est mis à l’agenda ce jeudi, le SP.A votera-t-il la scission ? “Vis-à-vis de l’électorat flamand, il pourrait difficilement ne pas le faire. Le SP.A doit cependant réaffirmer son soutien à Bruxelles via un refinancement sérieux et non les cacahuètes que Dehaene avait mises dans sa proposition. Quoi qu’il en soit, le prochain gouvernement devra évacuer le communautaire le plus vite possible et en revenir à traiter les problèmes qui intéressent et tracassent les gens.”
Jean Bernard - l'article
