Pas de coupes sombres dans le budget 2012 (La Libre)

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Pas de coupes sombres dans le budget 2012 (La Libre)Le budget 2012 a été adopté majorité contre opposition. Le niveau de la dette de la Région bruxelloise reste élevé, mais...

"Le niveau de la dette bruxelloise est certes élevé mais il eût été irresponsable de ne pas tenir compte des besoins en matière de transport public, de soutien des communes, ou encore de ceux au défi démographique auquel la Région-capitale est confrontée", a affirmé vendredi le ministre bruxellois des Finances, lors de sa dernière intervention dans cette fonction au parlement régional. Avant de céder le témoin à Guy Vanhengel, Jean-Luc Vanraes a répondu aux critiques de l’opposition à propos du projet de budget de la Région pour 2012 (voir LLB 17/12). Il s’est notamment attardé aux critiques du chef du groupe FDF Didier Gosuin, en avançant des chiffres "importants", mais moins alarmistes sur l’endettement de la Région.

Selon le ministre, en 2004 la dette directe de la Région bruxelloise était de 1,542 milliards d’euros. Elle sera de l’ordre de 2,910 milliards d’euros, au terme de l’année en cours, soit une hausse de 1,368 milliards d’euros, "mais toujours loin en dessous des 2 milliards d’euros dont nous parle M. Gosuin", a souligné Jean-Luc Vanraes. Le ministre a par ailleurs insisté sur le fait que les intérêts de cette dette représentaient 3,77% des crédits de dépenses de 2011. A titre de comparaison, pour l’Etat fédéral ce chiffre était en 2010 de 21,51 %.

Toujours selon le ministre libéral, à la fin de l’année 2011, la charge de la dette sera de 3,44% sur une durée de 8,6 ans, avec une structure de la dette de 84% à un taux fixe. Qui plus est, la Région a pu clôturer complètement ses besoins de consolidation pour 2011 et elle a ramené sa dette à court terme à seulement 80 millions d’euros. Comme elle n’a presque pas utilisé les instruments de financement pour le court terme, elle est protégée contre une attaque sur les marchés pour un délai dépassant un an, avant de devoir entreprendre une nouvelle consolidation sur le long terme.

Dans sa réplique, Didier Gosuin a estimé que "la crise ne passera pas avant longtemps" et que "tant que les politique parieront sur le conjoncturel, ils vont se planter".

Sophie Brouhon (sp.a) avait abondé la veille dans le sens de Didier Gosuin sur l’augmentation de la dette. Elle a estimé vendredi que le budget bruxellois n’était "pas honnête", "sans saveur", et que le gouvernement bruxellois manquait de sérieux, s’appuyant notamment sur un indice de croissance d’1,6% sans prévoir suffisamment d’épisodes d’ajustement l’an prochain. 

Au terme des échanges, le projet de budget 2012 a été adopté à majorité contre opposition. (Belga)

 

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