Sisyphe est bien connu pour avoir dû, en vain, constamment, rouler un rocher qui lui échappait une fois hissé au sommet de la montagne. Il en va de même avec les questions d’égalité entre les sexes. Des questions que nous pensions de mieux en mieux gérées et envisagées reviennent à la surface d’une manière que je qualifierais volontiers de déplaisante.
Voilà un grand quotidien national qui interroge 50 faiseurs d’opinions en vue des élections et ne trouve que 8 femmes assez intéressantes ! On croit rêver et pourtant ….
Comment accélérer le respect de la parité dans la vie politique ? Va-t-il falloir en revenir à de vieux slogans paritaristes ? Doit-on créer un parti de femmes ? Non certainement pas. Mais il est temps de réagir à nouveau. De marquer notre désapprobation et détermination.
Comment agir ? Téléphoner ou écrire aux rédactions, voter pour des femmes le 13 serait aussi un bon signal. Si parmi toutes les solutions personne n'en a encore trouvé d'idéale, concentrer ses efforts sur les futures candidates est un bon combat : les aider à prendre confiance et à passer les obstacles, beaucoup d'entre elles ayant des barrières intérieures tenaces.
Comment accélérer le processus ? En commençant par lutter contre les stéréotypes dans la société civile. C'est pareil partout : par exemple, nous avons tous l'image d'un corps enseignant ultra féminisé et pourtant il nous faudrait encore plus d'un siècle pour atteindre la parité à l'université ! On trouve beaucoup plus de femmes en sciences humaines qu'en sciences dures qui offrent de meilleurs débouchés...
Et tandis qu'on combat pour entendre les femmes politiques aborder d'autres sujets que les sujets "féminins" (pourquoi pas le budget ?....) et bannir des journaux les sondages comme celui de la Libre Essentielle qui nous demande : "nos femmes politiques belges sont-elles séduisantes ?", on doit aussi penser à la relève par les jeunes femmes entre 15 et 25 ans auxquelles apporter un avenir où elles auront encore des droits autres que ceux d’être les plus pauvres avec du travail à temps partiel, l’éducation des enfants seule et en étant payées 20 % de moins que les hommes pour le même travail.


