Le chômage encore en hausse à Bruxelles

Posté par: so dans Sur le terrain

Taggé dans: emploi

On a appris aujourd’hui que le chômage augmente à nouveau à Bruxelles: 106.952 bruxellois sont à la recherche d’un emploi et cela fait 10% de plus qu’en juin de l’année passée. Malgré le cri d’alarme du ministre compétent à Bruxelles, ses collègues du gouvernement bruxellois font la sourde oreille. 

Le sp.a demande des mesures concrètes comme une stimulation de la mobilité interrégionale, 200 accompagnateurs supplémentaires pour Actiris et l’introduction progressive d’un parcours professionnel obligatoire pour tous les demandeurs d’emploi. 

Elke Roex: “Le gouvernement bruxellois doit prendre des mesures au lieu de rester au balcon. Il y a six mois, on croyait que Bruxelles ne souffrirait pas de la crise parce que nous avons surtout un secteur de services. Aujourd’hui, ce serait justement là la raison pour laquelle Bruxelles ne ressent les effets de la crise que maintenant. Qu’en est-il?”. 
Pour le sp.a de Bruxelles, la solution réside en tout cas en partie dans un accompagnement actif par la conclusion de contrats entre Actiris et les demandeurs d’emploi. Ce contrat prévoit un parcours professionnel de qualité et personnalisé qui ouvre la perspective d’un emploi convenable ou d’une formation pour le demandeur d’emploi. 

En 2009, la moitié des chômeurs ont été appelés par Actiris pour leur expliquer les contrats professionnels. Un sur quatre seulement l’a effectivement signé. Sur les 100.000 chômeurs, la moitié seulement ont reçu l’invitation et 10% à peine ont signé un contrat. 

Il est clair que le bât blesse quelque part dans cette approche sur une base de volontariat. L’accord gouvernemental prévoit pourtant un parcours professionnel obligatoire pour les jeunes et par la suite pour tous les chômeurs. Evidemment, cela ne peut réussir que s’il y a suffisamment d’accompagnateurs et suffisamment de formations.

Le sp.a demande donc que l’on engage 200 conseillers supplémentaires pour pouvoir offrir un accompagnement de qualité et personnalisé vers un emploi. Elke Roex: “Il ne suffit pas d’envoyer les offres d’emploi de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie au demandeur d’emploi. Le demandeur d’emploi doit aussi être accompagné vers ces fonctions que ce soit à Bruxelles ou en dehors de la ville. La norme européenne prévoit 1 accompagnateur pour 80 demandeurs d’emploi, à Bruxelles nous n’en avons même pas 1 pour 350 demandeurs d’emploi. Après un an de gouvernement, on ne constate toujours pas d’amélioration tangible, malgré l’engagement de donner un contrat professionnel à chaque jeune et le cri d’alarme de Benoit Cerexhe voici près d’un an. Apparemment ses collègues font la sourde oreille.”. 

Nous demandons par ailleurs qu’Actiris renforce la mobilité interrégionale entre nos 3 régions et que les quatre opérateurs (VDAB, Actiris, Forem, Bruxelles Formation) réalisent ensemble une analyse de la problématique du chômage à Bruxelles pour aboutir à un plan d’action commun. 

 

 

 

Commentaires (0)add
Ecrivez un commentaire

busy