Où se trouve le siège du parlement européen ? Combien de députés y siègent-ils ? Citez quatre Belges, deux francophones et deux néerlandophones? Qu'y fait-on ? Autant de petites questions apparemment simples mais combien d'entre nous connaissent en réalité la réponse ?
Le 7 juin prochain, on vote en Belgique... pour les Régionales et pour les Européennes. Or, si vous regardez bien, vous constaterez que, dans les rues de la Capitale de l'Europe, la campagne européenne est quasi inexistante. Et pour cause : l'Europe est considérée à la fois comme lointaine et incompréhensible.
Dimanche prochain, on vote et, le soir même, grâce au vote électronique, on connaîtra les résultats pour Bruxelles.
Plus que 7 fois dormir pour, après avoir rempli notre devoir citoyen, vous donner rendez-vous à la place Flagey, non plus seulement pour poursuivre nos rencontres, ce que j'aime beaucoup faire, mais aussi pour assister à la deuxième manche du championnat de Belgique de Beachvolley qui effectue son grand retour sur la plus grande place de la Région après huit ans de désertion pour cause de travaux. Cela, c'est pour demain...
Aujourd'hui, je me fais très volontiers le relais d'une démarche effectuée par des "bénévoles citoyens" qui ont adressé à Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, et à Philippe Vincke, Recteur de l'Université Libre de Bruxelles, une lettre ouverte.
Cette lettre ouverte, je la soutiens d'autant plus qu'il m'est donné l'occasion, chaque jour qui passe, de réaliser que la situation dénoncée par ces signataires bénévoles n'est que pure vérité. Elle est l'exacte traduction de l'impasse administrative dans laquelle se trouvent les 120 "sans-papiers" qui, après avoir fait la grève de la faim, se trouvent toujours hébergés à l'ULB et qui, de ce fait, ne peuvent prétendre au bénéfice d'une inscription dans les registres de la population de la Ville de Bruxelles parce que cette dernière ne reconnaît pas l'ULB comme un lieu de domicile régulier...C'est l'impasse pour l'heure et, surtout, une situation plus que douloureuse pour ces sans-papiers qui ont le très net sentiment de se trouver rejetés un peu plus encore par les Autorités belges...
Pour moi, une des vocations de la gauche, c'est d'être la porte-parole de ceux qui travaillent, qui ont travaillé ou qui sont en attente d'avoir un emploi, qu'ils soient toujours aux études ou parce qu'ils n'ont pas trouvé la clé donnant accès à un contrat de travail. Dans cette perspective, la gauche doit agir en premier pour améliorer leur condition.
Aujourd'hui, la plus grande partie des salariés est faite d'employés et d'ouvriers qui ont des contrats stables, à durée indéterminée dans le meilleur des cas. Cependant, un salarié sur 2, et je parle ici de ceux qui travaillent à temps plein pendant toute l'année, gagne moins de 1.600 euros par mois et seulement 1 salarié sur 4 dépasse les 2.000 euros nets mensuels. Le salariat dit « intermédiaire », c'est-à-dire fait de personnes qui travaillent avec des contrats intérimaires, ne cesse quant à lui de s'étendre.